Mensuel Shaarli
L’entreprise annonce avoir stoppé deux opérations de propagande, l’une russe, l’autre chinoise. L’opération russe serait « la plus importante du genre que nous ayons interrompue depuis le début de la guerre en Ukraine », selon Meta.
Bon à savoir. Même s'il faut soutenir Proton et continuer de les suivre car ils proposent une véritable alternative au capitalisme de surveillance...
Après avoir dressé un état des lieux de l'IA en France et fait la liste des critères jugés essentiels pour bâtir une confiance, le Conseil d’État a abordé dans son rapport les mesures concrètes à privilégier, selon lui. Parmi elles, une CNIL aux attributions et pouvoirs étendus.
Le métavers n’existe encore qu’à l’état de projet, et pourtant, il occupe déjà une place considérable dans la sphère médiatique. On en fait l’éloge dans les discours officiels, les reportages télévisés, les colonnes des journaux. D’autres voix mettent en garde contre ses périls, quitte à citer des ouvrages critiques pour se donner un vernis subversif. Mais on débat du dispositif comme s’il était déjà là, sans jamais poser le problème de son existence.
Pour justifier leur enthousiasme, les partisans du métavers nous promettent des communications plus intenses, un lien social renforcé, des simulations permettant un apprentissage ludique, une créativité sans limite, etc. Internet permet déjà le télétravail et les visioconférences ; les jeux vidéo, un dépaysement virtuel. Le métavers se propose de combiner les deux. Au sein du simulacre, la plus ennuyeuse des réunions se donnera des airs de jeu.
A l’été 2020, la petite phrase du Président Macron sur le « modèle Amish » faisait couler beaucoup d’encre. Opposant les partisans du progrès et ceux favorables à un retour à la lampe à huile, cette sortie eut un double effet : susciter une opposition factice entre deux pseudo-groupes distincts dans la société, et caricaturer le mode de vie d’une communauté toute entière. Dans son ouvrage Virtually Amish, Preserving Community at the Internet’s Margins (MIT Press, 2022, non traduit), Lindsay Ems remet les pendules à l’heure. A partir d’une enquête nourrie de nombreux entretiens réalisés avec des Amish, la chercheuse en Media studies à la Butler University examine la manière avec laquelle ceux-ci adoptent, refusent, détournent ou négocient certaines technologies, dans le but de maintenir leurs liens communautaires. Ems rappelle la grande diversité et complexité des choix technologiques effectués par les Amish, à des années lumières de nos préjugés.
C’était il y a deux ans… IndieHosters dévoilait Liiibre et son tout nouveau mode de fonctionnement.1 Nourrie par l’énergie particulière du confinement, une nouvelle étape s’enclenchait2. Depuis, le collectif a beaucoup évolué, un peu plus de 80 organisations utilisent Liiibre au quotidien, et nous avons énormément appris. Profitons de ce moment spécial pour jeter un œil dans le rétroviseur et vous raconter vers où l’aventure se dirige.
Technopolice publie aujourd’hui son premier guide pour lutter contre la vidéosurveillance sur la voie publique. Celui-ci ne se veut en aucun cas exhaustif : il détaille les différentes actions possibles ou déjà employées par des collectifs ou des personnes seules pour lutter contre l’installation de caméras dans nos rues. Il a aussi vocation à être modifié et critiqué. Aidez-nous à l’améliorer en nous envoyant un mail à contact@technopolice.fr ou directement sur le forum Technopolice.
La page aux six lettres colorées règne aujourd’hui sur les recherches Internet. Cependant, des années de modifications et de changements d’orientation discrets font que cette domination est plus que jamais débattue.
« Aujourd’hui, si Google communique succinctement sur certaines de ses mises à jour, il est impossible de connaître avec précision le fonctionnement de son moteur de recherche (contactée, l’entreprise n’a pas donné suite à nos sollicitations). « Sauf qu’il ne s’agit pas d’une boisson désaltérante, mais d’un outil pour hiérarchiser de l’information à caractère hautement explosif, quand on parle de “fake news” par exemple, poursuit le chercheur Guillaume Sire. C’est problématique d’avoir un secret industriel autour d’un tel outil d’information. » »
Offrir les clés indispensables pour comprendre des problématiques contemporaines liées à la science en faisant la part belle au débat, telle est l’ambition de ce cycle de conférences. Autour d’une table ronde, chaque séance invite trois experts à apporter leur éclairage sur un thème qui pose question au sein de la communauté scientifique ou, plus largement, de la société. Soucieux de faire dialoguer les disciplines entre elles, le cycle réunit des chercheurs et chercheuses issus des sciences fondamentales et appliquées, mais également des sciences humaines et sociales.
Avec Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au LISN (CNRS), Antoinette Rouvroy, philosophe du droit, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique, Dominique Cardon, professeur de sociologie, directeur du Medialab de Sciences Po Paris
Débat animé par Caroline Lachowsky, journaliste scientifique à RFI, et enregistré le 10 février 2022 à la BnF I François-Mitterrand
Linux is a buzzword and you keep hearing about Linux here and there. People discuss it in the tech forum, it is part of the course curriculum and your favorite tech YouTubers get excited while showing their Linux build. The 10x developers you follow on Twitter are all Linux fans.
Basically, Linux is everywhere and everyone keeps talking about it. And that gives you FOMO.
So, you wonder about the advantages of Linux and whether is it really worth trying.
I have compiled various possible advantages and disadvantages of Linux in this article.
If you are on the fence about choosing Linux over your preferred operating system, we would like to help you out.
Before you start, you should know that Linux is not an operating system on its own. The operating systems are called Linux distributions and there are hundreds of them. For simplicity, I’ll address it as Linux OS instead of a specific Linux distribution. This article explains things better.
C'était tellement sûr...
Voir cet article : Apple se met aux services… pour le meilleur et pour le pire
« Why does Apple want to sell more ads? Because money. »
Voilà...
«To appeal to advertisers, Apple might be pressured to be more intrusive and do things like recommend apps based on what other apps you use or what you do in those apps.»
C'est tout le problème en effet...
Trente députés de gauche s’alarment, dans une tribune au « Monde », sur la situation de l’école française qui contrevient, selon eux, aux engagements de la Convention internationale des droits de l’enfant.
À quelques jours de la rentrée, dans une question écrite publiée au Journal officiel le 30 août 2022, le député Philippe Latombe alerte le ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse, Pap N'diaye, sur la gratuité d'Office 365 pour les élèves et le personnel enseignant. Question salutaire face aux pratiques commerciales prédatrices de la multinationale américaine.
Notes :
- La tablette, et particulièrement l'iPad, n'est PAS un outil numérique émancipateur. Voir mon article sur Apple et la convivialité par ex. En plus ici il sera encore davantage bridé (sic) : « Impossibilité de l’allumer après 20 heures, impossibilité de télécharger des applications, impossibilité d’accéder à la plupart des sites…». Misère...
- D'ailleurs, aucun des "usages" déclinés comme exemples dans l'article ne sont d'ordre émancipateurs. On est de l'ordre administratif (voir ses notes), de la consommation (Regarder du contenu multimédia), de l'usage basique (Projeter au tableau un devoir). L'École peut et doit faire mieux que ça. Cf mon article Éduquer au numérique d’accord. Mais pas n’importe lequel et pas n’importe comment – Partie 2 : l’enseignement scolaire
- "Selon plusieurs études, l’utilisation d’outils numériques dans un cadre scolaire améliore les résultats des élèves". Ici les études citées sont celles... d'Apple. LOL. Plus sérieusement, relire André Tricot et Justin Reich.
- Sur la capacité des équipements à réduire la ou les fractures numériques, il faut également revenir aux récents travaux en la matière, qui démontrent que les fractures numériques d'aujourd'hui, s'il faut les appeler ainsi (ce sont surtout des fractures sociales, linguistiques, scolaires, économiques), sont de l'ordre des usages, très peu de l'équipement. Croire qu'on va résoudre le problème avec des tablettes est à côté de la plaque. Un dernier lien, ma tribune de 2020 (déjà) : « Le solutionnisme numérique ne sauvera pas l’école ».
- On en parle de l'impact environnemental et humain de tout ça ? Ah bah non. Pourtant Ludovia cette année c'était sobriété et éthique...
- AH et aussi : une tablette par collégien, la Corrèze l'a tenté il y a longtemps (coucou François Hollande), ça n'a pas trop marché…
Dans un rapport publié jeudi 29 septembre, Amnesty International décortique le rôle de catalyseur joué par Facebook dans les massacres de Rohynga en Birmanie en 2017, des exactions qui ont poussé 700 000 d’entre eux à migrer au Bangladesh. Dans ce document accablant, l’ONG britannique décrit une entreprise qui se désintéresse des droits humains. En conséquence, elle demande à Meta, la maison mère de Facebook, d’indemniser les réfugiés, encore nombreux à vivre dans des camps bangladais, et lance, jeudi,pétition en ligne pour faire pression sur l’entreprise américaine.
Amendes aux Pays-Bas contre Apple, nouvelle enquête en Corée du Sud contre Google, communication de griefs à Apple par la Commission européenne, entrée en vigueur annoncée du Digital Markets Act (DMA) : les pratiques anticoncurrentielles sur les magasins d’applications et les paiements en ligne sont dénoncées tous azimuts.
Le podcast qui rend hommage aux travailleurs de l'ombre, mineurs, creuseurs, forçats de l'électronique, salvagers, burnerboys et micro-tâcherons du clic.
La Quadrature du Net vient de déposer trois plaintes collectives auprès de la CNIL, visant à interdire les caméras de « vidéoprotection », ainsi que le « fichage de masse » et biométrique via la reconnaissance faciale exploitable par la police et la gendarmerie.
Retour sur un bout d'histoire de la culture web française :)
Tech behemoth could do more to protect user data from landing in the hands of police and other authorities, some say
Avec l’illustrateur Eric, alias Cirebox, nous avons été chargé de proposer la synthèse de l’édition #19. Pendant deux jours, nous avons ainsi pu doubler notre capacité d’écoute, croiser nos regards et produire une synthèse dessinée, la première de Ludovia. En voici les sous-titres.
Rien à ajouter Thierry, merci pour cette salutaire réaction à un épisode bien partial dans son traitement de la question de départ (ce que les technologies peuvent apporter à l’École). Bien partial par le casting (aucun technocritique dans le panel) et par l’animation, comme tu l’as parfaitement démontré. C’est vraiment déstabilisant quand on écoute régulièrement l’émission « Le meilleur des mondes ». On peine à comprendre la ligne éditoriale tant les épisodes sont inégaux, entre ceux qui sont franchement technocritiques et équilibrés, et ceux (comme celui-ci) qui déroulent le discours classique pro-tech.
Quelques points de désaccord ou de discussion :
« une discussion sur les applications de la réalité virtuelle et du metaverse à l’éducation et la formation, sur laquelle je ne m’appesantis pas tant elle laisse dubitatif l’auditeur que je suis » : pour le coup, je pense qu’il ne faut pas se contenter d’être dubitatif mais beaucoup plus offensif contre le Métavers. Car soyons clairs, c’est ce qui se prépare, à minima dans les futurs investissements publics. Or, jai envie de le dire clairement : pas un euro pour ce projet (hors R&D éventuellement).
« Jean-Yves Hepp a néanmoins tout à fait raison de terminer son intervention en rappelant que les produits destinés à l’éducation doivent être conçus de manière spécifique ». Je suis de moins en moins d’accord avec cette affirmation. Je considère en effet qu’en dehors des logiciels métiers du numérique éducatif (ENT, administratif, notes, emplois du temps, etc.), les élèves devraient découvrir des pratiques émancipatrices du numérique au travers d’environnements numériques grand public. Et pas d’environnements numériques scolaires, « taillés pour eux ». C’est l’erreur de vouloir créer une bulle scolaire protectrice de l’extérieur. Comment (se) préparer au monde réel tout en étant dans cette bulle (Qwant jr vs Qwant est un des meilleurs exemples) ? Si certains services ont un traitement des données problématiques, alors je considère qu’il l’est pour tous, pas seulement pour des mineurs.
Enfin, sur l’écosystème Edtech, tu as bien raison de pointer que l’émission s’est exclusivement concentrée sur l’écosystème privé, oubliant de fait le secteur public… mais aussi le monde associatif ou non marchand, qui regorge pourtant de propositions bien peu financées (litote) : La digitale, l’atelier des chercheurs, La fabpéda, etc.
Merci encore Thierry (et la prochaine fois j’espère que tu seras invité dans ce genre d’émissions) !
Il est urgent de penser un numérique sobre et de garantir une alternative humaine au numérique pour tous les services publics, plaident, dans une tribune au « Monde », dix représentants des collectivités territoriales membres du collectif Belle Alliance.
TRIBUNE. Alors qu’un engouement pour le Métavers se développe chez de multiples acteurs économiques, des développeurs et développeuses de jeux vidéo appellent à la responsabilité des parties prenantes au regard de la crise environnementale en cours.
Next INpact révèle que la Répression des fraudes a reçu plus de 90 000 signalements en cinq mois. Ce chiffre considérable témoigne des limites de la lutte contre les appels indésirables : la liste d’opposition Bloctel est largement bafouée. Données inédites.
Quatre membres de la Quadrature du Net ont décidé de fêter les quinze ans de l'association de défense des droits et les libertés fondamentales à l’ère du numérique en revenant dans un ouvrage de « trois parties, vingt-deux chapitres et deux cent soixante pages » sur l'histoire des « cinq gus dans un Garage » et des « exégètes amateurs » qui les ont accompagné.
La campagne d’action collective contre la Technopolice se termine dans quelques semaines. Notre plainte contre le Ministère de l’Intérieur (que vous pouvez encore rejoindre ici) vise notamment deux fichiers étatiques massifs : le fichier TAJ et le fichier TES. À travers eux, nous attaquons des outils omniprésents et structurants de la surveillance policière. Car ficher, c’est organiser le contrôle et la domination de l’État sur sa population. Comment expliquer que ces pratiques aient pu émerger, se maintenir et s’ancrer si profondément dans les rouages de l’administration française au point qu’elles échappent désormais à tout véritable contrôle ?
Si on peut évidemment trouver une multitudes d’explications, nous proposons de revenir ici, sans prétention d’exhaustivité, sur l’évolution à travers le temps du fichage en France.
Pas d'accord avec tout dans cet article, mais je partage, car il va quand même dans le bon sens, même s'il n'interroge pas encore sérieusement le pourquoi du numérique.
Morceaux choisis :
« Si l’on résume, nous avons d’un côté un marché au bord de la rupture (permacrise, pénuries, inflation, incertitudes…) et de l’autre, un secteur des NTIC qui affiche un optimisme inébranlable. Comment expliquer ce déphasage ? Je pense ne pas me tromper en disant que c’est tout simplement inhérent à ce secteur qui a dès le début été configuré et structuré autour de l’hypercroissance. De plus, le nombre astronomique de smartphones vendus en 15 ans (plus de 15 milliards) nourrit les ambitions de géants numériques dont les actionnaires exigent toujours plus de dividendes. »
=> Il y a un dogme, une religion de l'innovation, du numérique, des startups. Ce dogme s'effrite, mais il est diablement tenace !
« Peut-être est-il temps de ralentir cette fuite en avant et de s’aligner sur les préoccupations du moment : adopter une attitude plus responsable dans nos attentes et usages numériques. »
=> Oui :)
« Pour faire simple : nous entrons maintenant dans une phase critique de l’humanité où notre priorité est de trouver le juste équilibre pour créer de la valeur tout en cherchant à limiter l’impact. Une croissance durable qui s’applique tout à fait aux outils et usages numériques. »
=> Cette histoire de "croissance durable convainc de moins en moins d'experts...
« Les logiciels espions sont des outils très dangereux, dévastateurs » : Guilhem Giraud, un ancien du renseignement se confie
Dans les débats politiques au sujet du Web et du numérique en général, on parle souvent d’« algorithmes ». Il n’est peut-être pas inutile de revenir sur ce qu’est un algorithme et sur ce qu’il n’est pas. Si vous êtes informaticien·ne, vous savez déjà tout cela, mais, si ce n’est pas le cas, vous apprendrez peut-être ici une chose ou deux.
« Un algorithme est une suite de décisions. Un algorithme, c’est un ensemble d’étapes qu’on va suivre pour un certain but. Choisir le but est déjà une décision. (Quel est le but des algorithmes de recommandation de YouTube ? Probablement de vous faire rester le plus longtemps possible, pour que vous avaliez davantage de publicité.) Mais choisir les étapes est aussi une décision. Rien dans le monde numérique ne se fait tout seul : des personnes ont décidé de l’algorithme. Que les recommandations de YouTube soient issues d’un humain qui vous observerait et déciderait, ou d’un programme automatique, dans les deux cas, c’est la décision de YouTube. Et il y a donc bien « éditorialisation ». YouTube n’est pas neutre. Même chose évidemment pour le moteur de recherche de la même entreprise, Google. Il classe les résultats en fonction de ce que Google a décidé, lors de l’écriture du programme. (Notez que c’est bien ce qu’on demande à un moteur de recherche : s’il trouvait 10 000 résultats et ne les classait pas, on serait bien ennuyé·e.) »
« Le premier point important de cet article était qu’un algorithme, c’est une série de décisions (et la déclaration de Wojcicki au début, lorsqu’elle essaie de diminuer la responsabilité de YouTube, est donc ridicule). Un algorithme n’est pas un phénomène naturel mais la formalisation de décisions prises par des humains. Le fait qu’il soit programmé, puis exécuté par un ordinateur, n’exonère donc pas ces humains de leurs choix. (Et, je me répète, demander que les décisions soient prises « par des humains et pas par des algorithmes » n’a guère de sens : ce sont toujours des humains qui ont décidé, même quand leur décision passe via un algorithme.) »
« Bref, chaque fois que vous entendrez quelqu’un éluder sa responsabilité en se cachant derrière « c’est l’algorithme », rappelez-lui qu’un algorithme, c’est un ensemble de décisions prises par des humains, et que ces humains sont responsables de ces décisions. »
Les réseaux en ligne et les plates-formes de streaming sont devenus très présents dans notre vie quotidienne. La plupart d’entre nous les utilisent pour acheter des produits, pour s’informer, pour écouter de la musique, regarder des films… et ce de manière massive. Songez que chaque année, plus de 20 millions de produits sont achetés via la plate-forme Amazon, que près de 500 millions de messages sont relayés quotidiennement sur Twitter, qu’environ 3 milliards d’individus s’informent via Facebook et que plus de 5 milliards de vidéos sont visionnées chaque jour…
Ces chiffres peuvent donner le vertige mais ils révèlent surtout la quantité de données que les plates-formes ont à gérer au quotidien. C’est pourquoi celles-ci ont mis au point des algorithmes dits « de recommandation » dont le but est d’organiser ces contenus et d’en filtrer un très grand nombre afin de n’en proposer que quelques-uns à chaque internaute, en fonction bien sûr de son goût et de ses habitudes.
Si les systèmes de recommandation ont ainsi proliféré ces vingt dernières années, les algorithmes sur lesquels ils reposent ont commencé récemment à faire face à des critiques, plus ou moins virulentes, sur leurs effets indirects. Ils sont ainsi régulièrement mis en cause dans l’apparition de phénomènes d’enfermement sur les réseaux sociaux et la propagation de fausses informations.
Une telle start-up élitiste ne trouverait pas grâce aux yeux des partisans de l’école publique aux Etats-Unis. « Plutôt que des fondations vaniteuses, il faut une taxation des milliardaires pour financer des classes avec moins d’élèves », assume M. Molnar. Et aussi améliorer les conditions de travail des enseignants et les laisser gérer l’éducation personnalisée, énumère Mme Debs. « La philanthropie des milliardaires de la tech ne sera jamais qu’une goutte d’eau par rapport aux 750 milliards de dollars de dépenses publiques annuelles dans l’éducation aux Etats-Unis, souligne-t-elle. M. Bezos devrait appeler à une réforme finançant des maternelles pour tous. » Une telle mesure était incluse dans l’ambitieux plan d’infrastructures présenté par le président américain, Joe Biden, fin 2021. Mais celui-ci n’a finalement pas été voté.
Echapper à l’emprise des Etats ou des entreprises sur les données est possible, tous les outils existent pour cela, détaillent les deux informaticiens.
À l'instant où vous mettez, dans les mains de votre enfant, un appareil connecté à internet, vous acceptez de fait qu’il ou elle ait accès à l'immense diversité de contenus accessibles en ligne. Or, sur Internet, il y a vraiment de tout : de quoi devenir aussi fort en physique qu’Einstein, aussi cultivé que Jamy ou aussi calé en géographie que Sylvain Tesson*. Pourtant votre enfant s'acharne a regarder des trucs qui vous sont insupportables. Voici quelques conseils pour vous aider à faire la part des choses !
Une pétition adressée à Emmanuel Macron et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique du gouvernement Élisabeth Borne, appelle à « éteindre définitivement les écrans numériques publicitaires », décision qualifiée de « mesure d’urgence, juste socialement et écologiquement » :
« "Nous vivons la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance”, déclarait le président Emmanuel Macron dans un discours le 19 août dernier. Les écrans publicitaires en sont le symbole : ils contribuent au gaspillage d’énergie et de ressources, sont néfastes pour la santé et la biodiversité, prolifèrent dans les centres commerciaux, les gares, les transports en commun, les espaces publics et les vitrines des magasins, soumettent les citoyens à toujours plus de pression publicitaire. Ils incitent à la surconsommation, contribuent à la pollution lumineuse et servent essentiellement aux grandes entreprises, au détriment du commerce de proximité. »
Le président Macron a fait de l’éducation une priorité de son second quinquennat mais semble vouloir poursuivre politiquement sur la même lancée que pendant le premier. A défaut d’écouter les profs, il serait bien avisé de consulter le sondage Harris Interactive pour le magazine Challenges publié la veille de la rentrée, dans lequel on apprend que 67 % des Français estiment que l’institution scolaire ne fonctionne plus et que, davantage que les enseignants, ce sont les conditions d’enseignement qui sont pointées du doigt, 74 % des Français dénonçant une action insuffisante des pouvoirs publics dans le domaine de l’éducation, et des mesures jugées inadaptées. Ironie, la première solution citée pour améliorer la qualité de l’enseignement est, à 52 %, la réduction de la taille des classes… par le recrutement de davantage d’enseignants.
Quand on écrit, on a parfois besoin d’illustrer un minimum son texte. Il existe de nombreux sites web qui proposent des images libres de droits comme j’en ai déjà parlé à maintes reprises.
Le site Coco Material met à disposition plus de 2000 illustrations sous licence CC0 1.0 Universal (CC0 1.0) pour le domaine public, ce qui vous permet de les utiliser comme bon vous semble y compris commercialement.
Un collectif de jeunes élus du Parlement régional de la jeunesse de la région Sud, du Conseil des jeunes métropolitains d’Aix-Marseille et du conseil municipal des jeunes de Marseille alerte, dans une tribune au « Monde », sur l’état de santé mentale des jeunes.
Plus de cinquante spécialistes des questions environnementales, parmi lesquels Samuel Cazenave, Jean Jouzel, Valérie Masson-Delmotte, Serge Tisseron ou Ophélie Gaillard, expliquent, dans une tribune au « Monde », qu’il faut réviser les attributions du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, qui ne font aucune mention à l’éducation à la transition écologique.