Mensuel Shaarli
Un article équilibré enfin !
Merci au livre coordonné par Anne Cordier de permettre cela, j'ai hâte de le lire moi-même.
Je soutiens tout de même qu'il y a matière à s'inquiéter des plateformes sociales dominantes, qui sont massivement utilisées par TOUT LE MONDE (pas que les jeunes) à grand ressort de dark patterns, de renforcement de biais cognitifs, etc.
Donc oui, ne stigmatisons par les jeunes ou "les écrans", mais intéressons-nous d'urgence à ces usages qui, soyons honnête, représentent hélas la grande majorité.
Merciiiiii pour cet article !!
« Une hallucination collective de cette ampleur obscène ne vient pas de nulle part : Zuckerberg en est certes le principal architecte, les cabinets de conseil et les fonds d'investissements aussi, mais la presse généraliste a joué à fond son rôle de relais de hype à la fois docile et émerveillé. »
Elon Musk est-il climatosceptique ? Historiquement, non. Il pense que le changement climatique est l’une des deux plus grandes menaces
Le Parlement européen a adopté un texte de régulation des intelligences artificielles. L’usage de systèmes d’intelligences artificielles à « haut risque » continue cependant d’inquiéter les défenseurs des droits fondamentaux.
Last week, we submitted comments to the National Telecommunication and Infrastructure Authority (NTIA), written in collaboration with Rishi Bommasani, Daniel Zhang, and Percy Liang at Stanford. In our comments, we describe the need for transparency around the generative AI ecosystem, the need for holistic public evaluations, and the guardrails needed for responsible open-source AI research and development. This post is a summary of our comments.
Jonathan Haidt, a social psychologist at the NYU Stern School of Business and a regular contributor to The Atlantic, has been reading the research for years and has become one of the best-known commentators on the subject. He maintains a massive public Google Doc in which he collects, sorts, and analyzes all of the papers pertaining to the question of whether social media contributes to the rise of depression and anxiety in teenagers. Haidt agrees with Orben and other researchers that findings on screen time tend to be mixed. “But if you make it ‘social media,’ it’s very consistent,” he told me. “The next question is, what’s the population? Are we talking about all kids, or are we talking about girls?” In his review of all available work, including the data that Orben and Przybylski analyzed in 2019, he found a positive correlation between depression and anxiety and social-media use for teenage girls (depression and anxiety go up when social-media use goes up). “No person in their right mind would let their daughter be engaged in an activity” with such a clear connection to depression and anxiety, he said.
At this point, scientists at least agree that the relationship between depression and anxiety and social-media use is supported by enough evidence to demand attention. Orben’s latest paper argues for greater attention on young girls as well, showing a relationship between social-media use and a decline in different forms of life satisfaction. The question is: What kind of attention should we be paying? “If the correlations are worse for girls, then that’s really important and good to know,” Hancock told me. “We need to talk about that, but I guarantee you that social media is not bad for all teenage girls all the time.”
Ptain ils respectent rien !
Les petits liens de Tristan Nitot, toujours une curation plaisante :)
À faire tourner absolument !!
Les grands modèles de langage sont actuellement très prisés des multinationales du numérique. Aucune ne présente son futur sans le faire reposer sur les modèles d'Intelligence artificielle popularisés par OpenAI et son ChatGPT. Mais faire tourner ces modèles a un coût énergétique, donc financier et écologique. S'il est difficile de l'évaluer, des signes montrent qu'il est loin d'être négligeable.
Excellent (et flippant) !
Super intéressant en tout cas de voir qu'en pleine Californie on a ce contraste entre high tech et retour à la radio.
Euh what ?
Fin avril, Proton annonçait que son gestionnaire Pass serait disponible d'ici à la fin de l’année. Il n’aura finalement fallu qu’un petit peu plus de deux mois pour le terminer. Proton Pass assure toutes les missions élémentaires ...
Le portail d’accès unique aux projets de la transition écologique et sociale !
Via Laurent Marseault
The web is always dying, of course; it’s been dying for years, killed by apps that divert traffic from websites or algorithms that reward supposedly shortening attention spans. But in 2023, it’s dying again — and, as the litany above suggests, there’s a new catalyst at play: AI.
Très bonne émission. Fred Turner est parfois un poil complexe pour un public non averti, mais sa conclusion m'a marqué, dans la lignée du livre de Félix Tréguer, Internet, utopie déchue :
« Il n'y a jamais eu un internet utopique, il y a eu des histoires sur un internet qui aurait rendu l'amérique utopique, mais ce n'était que des histoires »
Dans Le grand krach de l’attention : la publicité, une bombe au cœur de l’internet (C&F édition, 2022, 176 pages, 22 euros), Tim Hwang (@timhwang) livre une analyse sans concession de la publicité programmatique qui permet de comprendre non seulement comment elle fonctionne (enfin, plutôt pourquoi elle fonctionne si mal), mais également pourquoi elle est si toxique. En la comparant à la crise des subprimes, il montre combien l’organisation de l’internet autour de la publicité, ce péché originel, demeure opaque et nocive. “La publicité numérique est le cœur funeste qui fait vivre l’internet”. Et l’internet n’est rien d’autre qu’un vaste business publicitaire, un far-west où tous les coups sont permis, et en matière de revente de données, surtout les pires. La publicité ciblée ne fonctionne pas, mais si elle domine partout, c’est parce qu’elle offre du grand spectacle, qu’elle permet de faire croire à son impact, analyse avec justesse Hwang. Elle produit des chiffres et des métriques dont la précision fait illusion, qui fait croire que l’on touche vraiment les publics ciblés, alors que l’on touche surtout des étiquettes collées à des segments de populations, elles-mêmes inférées par des machines.
Emmanuel Macron profitait du salon Vivatech pour revenir sur les sujets du moment dans le monde de l'IA et des supercalculateurs. Machine exascale, performances quadruplées pour Jean Zay, formation, métavers, aides aux start-ups, ...
Je signe partout
Au salon Vivatech, le président de la République a dit partager les « inquiétudes » de voir les projets européens de réglementation de l’intelligence artificielle nuire à l’innovation.
« Un malentendu s’est installé sur ce qu’est véritablement Twitter. Elon Musk veut nous faire croire que ce réseau social est un espace de discussion, ce qui laisse entendre que ce qui s’y passe relève uniquement de la liberté d’expression. Pour l’entrepreneur, si tout le monde peut s’exprimer de façon égale, l’ordre va émerger naturellement. »
« Commençons par arrêter de parler d’intelligence artificielle, cette expression anthropomorphique est trompeuse, les ordinateurs ne sont pas en train de s’humaniser. Ce n’est que du marketing et il n’y a rien que la Silicon Valley n’aime davantage que de vendre du rêve, l’idée qu’elle s’apprête à changer le monde. Il n’y a pas si longtemps, c’était les cryptomonnaies… »
Mamma mia... L'article 3 du projet de loi du garde des Sceaux est controversé et cristallise les inquiétudes de la gauche et d'associations.
Via Aude Mugnet
« Nos enfants [NDL : et leurs parents] ne vont plus sur internet, ils passent leurs vies sur les plateformes d’entreprises privées, non neutres, non ouvertes, qui s’appellent Facebook ou Tiktok ».
Outre ces questions de gouvernance, et quelques jours à peine après le lancement par Framasoft de sa campagne Dorlotons Dégooglisons, les questions de maintenance et de financements auront régulièrement faire surface, dans les débats de la matinée. « Les communs, ça s’entretient, sinon ça s’étiole », lâche par exemple Pierre-Louis Rolle, directeur de l’innovation stratégique à l’agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
« Il y a un lien très clair entre les pratiques informationnelles et les pratiques culturelles : on retrouve les questions d'héritage et de biens économiques. Lorsque l'on a une tablette gagnée via un service de vente par correspondance, on n'est pas doté de la même façon que si l'on avait le dernier produit Apple à la mode. On est encore dans le mythe du « ils ont tous un téléphone, ils sont très adroits avec les nouvelles technologies ». »
Dans son premier rapport consacré à l’enseignement privé, publié jeudi, la juridiction souligne le « net recul » de la mixité dans le privé sous contrat et estime nécessaire que ces établissements soient « davantage mobilisé[s] au service de la performance éducative et de la mixité sociale ».
« Une analyse que partage Erwann Fangeat, expert à la direction économie circulaire et déchets de l’Agence de la transition écologique. « Pour l’instant, il n’y a pas d’étude sérieuse qui a produit un calcul fiable sur ce que permet de décarboner le numérique. » Souvent, l’examen au cas par cas reste la seule évaluation fiable pour estimer les transports économisés. Le risque étant d’« utiliser un canon pour tuer une mouche », selon Hugues Ferrebœuf, chef de projet numérique à The Shift Project, c’est-à-dire d’investir dans une technologie finalement plus énergivore que pourvoyeuse d’économies. »
Une fuite de près de 500 GB de documents montre comment la Chine et la Russie travailleraient de concert, depuis des années, afin d'améliorer leurs technologies et programmes de surveillance de la dissidence et de contrôle de l'In...
« Au XXe siècle, la liberté d'expression, c'était parler à tous ; au XXIe, c'est choisir qui écoute.»
La journaliste Clara Deville dans un article paru dans « La Vie des idées » estime que nous faisons face à une politique de l’absurde. la capacité du numérique à résoudre les difficultés d’accès aux droits n’a été ni prouvée par les évaluations menées, ni reconnue par les acteurs de terrain. Elle parle de la force du mythe de la dématérialisation .
Itw du directeur de l'ARCOM à partir de 48 minutes. Intéressant pour découvrir cette autorité de régulation.
Entre lobbying des entreprises de la tech, préoccupations des représentants de la société civile et velléités des dirigeants français, la nouvelle phase de négociation autour du règlement européen sur l'intelligence artificielle promet de rester complexe.
Le site Chapril est la contribution de l’April au collectif CHATONS (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires). Les services sont gérés par des bénévoles et sont exclusivement basés sur des logiciels libres.
Excellente ressource visuelle
Une très bonne vidéo explicative de l'IA
Via Dominique Boullier
Next INpact était jeudi à la présentation du rapport de la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement. L’occasion de revenir sur deux points importants du contrôle du renseignement : la surveillance des mouve...
L’Institut Reuters pour l’étude du journalisme publie, ce 14 juin, son rapport annuel sur les pratiques d’information en ligne. L'étude, dirigée par Nic Newman, s’intéresse à 46 pays répartis à travers le monde. Au total, 93 895 personnes ont été interrogées sur leur façon de s’informer. Ses résultats indiquent clairement une défiance importante des publics.
Oups...
« Selon le témoignage d’un ancien ingénieur de TikTok entendu par la justice américaine, accuse la plate-forme de partager les données d’utilisateurs avec les autorités chinoises grâce à des « backdoors », un procédé utilisé notamment pour espionner des protestataires hongkongais. »
À l’heure où dans une dérive policière inquiétante on criminalise les personnes qui veulent protéger leur vie privée, il est plus que jamais important que soient diffusées à une large échelle les connaissances et les pratiques qui permettent de prendre conscience des enjeux et de préserver la confidentialité. Dans cette démarche, l’association Exodus Privacy joue un rôle important en rendant accessible l’analyse des trop nombreux pisteurs qui parasitent nos ordiphones. Cette même association propose aujourd’hui un nouvel outil ou plutôt une boîte à outils tout aussi intéressante…
Voici comment la criminalisation des pratiques numériques s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de répression de toute contestation sociale. Défendre le droit au chiffrement, c’est donc s’opposer aux dérives autoritaires d’un pouvoir cherchant à étendre, sans fin, les prérogatives de la lutte « antiterroriste » via la désignation d’un nombre toujours plus grand d’ennemis intérieurs.
Après la répression des personnes musulmanes, des « écoterroristes », des « terroristes intellectuels », voici venu la figure des terroristes armé·es de messageries chiffrées. Devant une telle situation, la seule question qui reste semble être : « Et toi, quel·le terroriste es-tu ? ».
J'adore les métacartes et leurs auteurices, regardez ce qu'ils font !
Vous êtes interpelés par les enjeux sociétaux et éthiques soulevés avec les avancées et développements majeurs de l’intelligence artificielle et des neurosciences ? Que vous soyez spécialiste ou non, citoyenne ou citoyen, impliqué dans l’innovation technologique ou non, …, votre contribution à la réflexion est précieuse !