Quotidien Shaarli

Tous les liens d'un jour sur une page.
Mouvements masculinistes : « c’est extrêmement violent d’enquêter sur des milieux qui veulent votre mort » | la revue des médias
thumbnail
Les idéologues du trumpisme, penseurs ou imposteurs ? [€]

Je partage bien volontiers l'analyse de O. Alexandre. Je me demande si on ne finit pas par légitimer les « penseurs » de la tech US en leur donnant autant de lumière, en les institutionnalisant à ce point dans le monde intellectuel et journalistique. Je l'avais un peu évoqué lors du passage de Thiel à Paris dont la presse avait fait tout un foin. Alors que de base l'événement serait passé inaperçu, car le mec est en réalité totalement inconnu et ce qu'il raconte, largement wtf. Bref je n'ai pas d'avis tranché, mais je penche du côté de celui d'O. Alexandre, même si j'ai entendu du bien du livre de Miranda !

L’IA, ou la chasse aux gains de productivité fantômes | Mediapart
thumbnail

« les gains de productivité « ressentis » sont très supérieurs aux gains de productivité réels de l’IA. Cela est le cœur même du « paradoxe de la productivité » de l’économie contemporaine : l’impact des technologies est surévalué par la « hype » (la forte pression marketing) qui l’entoure. Mais les effets concrets sont relativement faibles. »

C’est bien la conclusion à laquelle est parvenu l’économiste du Massachusetts Institute of Technology Daron Acemoğlu, en 2025, dans l’étude la plus complète à ce jour sur la question. Il estimait que l’apport de gains de productivité par an sur les dix prochaines années serait, au total, compris entre 0,55 % et 0,71 %. Une goutte d’eau. Et clairement un niveau insuffisant pour financer l’actuelle bulle de l’IA.

Le fossé entre le processus de production de l’IA et son processus de valorisation pourrait devenir insurmontable. Tout l’édifice financier et concret qui se construit en ce moment risque de s’effondrer. La fuite en avant actuelle représente donc un danger considérable. Non contente de représenter une folie écologique et sociale, l’IA pourrait entraîner le monde dans une nouvelle crise décennale, alors même que nous ne sommes pas sortis de celle de 2008.

Hommage à Eric Bruillard
thumbnail

RIP Éric 😢

Une Éducation nationale libérée de Microsoft, oui c'est possible (et c'est même pas si mal parti) | Miscellanées numériques
Dario Amodei, le patron d’Anthropic, l’utopiste alarmiste de l’IA

Si vous ne l'avez pas déjà repérée, et que vous avez encore envie de lire sur l'IA (perso jpp), une autre série intéressante, bien que mal nommée comme l'a fait remarquer l'ami Thierry Joffredo. Puisqu'on y retrouve, parmi les « gourous », Meredith Wittaker, Fei-Fei Li, ou encore Timnit Gebru. Et là encore, impossible de ne pas regarder cette liste avec le prisme du genre, et de la couleur de peau, en tête...

Firefox's free VPN rollout finally reached me – is it any good? - OMG! Ubuntu
thumbnail

Pour le coup, je pense que c'est une bonne feature, et que Firefox a intérêt à mettre le paquet sur des features freemium/premium vraiment UTILES et demandés par ses utilisateurices. Après le VPN, je proposerais un outil de syncro, un bloqueur de pub intégré, et un gestionnaire de mdp.

Quels réseaux sociaux voulons-nous ? | Repost, un blog du CIS-CNRS
L’esprit du capitalisme numérique – sur les discours néoréactionnaires de la tech - AOC media
thumbnail

Sébastien Broca s'inscrit donc dans la même réflexion qu'O. Alexandre sur le statut à donner aux producteurs de discours néoréactionnaires US. « La première question à se poser est celle du statut devant être accordé aux écrits néoréactionnaires et techno-libertariens, ainsi qu’à leurs producteurs »

Notes de lecture

Peut-on donc considérer comme une contre-culture une nébuleuse qui compte dans ses rangs certains des acteurs les plus puissants de la Silicon Valley ? Je n’en suis pas convaincu.

Moi non plus ^^

Les discours néoréactionnaires et techno-libertariens peuvent ici jouer comme un écran de fumée. On leur attribue une valeur descriptive et explicative pour comprendre les bouleversements en cours, alors qu’ils obscurcissent souvent les dynamiques à l’œuvre.

L’attention accordée à ces discours relève à mon sens trop souvent de ce que j’appelle – en reprenant l’expression au chercheur Lee Vinsel – une « criti-hype ». J’entends par là un discours critique qui participe paradoxalement à renforcer le cadrage promu par l’esprit du capitalisme. Pour le dire de manière plus précise, la « criti-hype » formule une opposition normative aux propos qu’elle critique, tout en validant ces mêmes propos du point de vue descriptif. C’est ce qui se passe lorsqu’en s’alarmant des visions techno-libertariennes diffusées par un pan de la Silicon Valley, on accrédite en même temps l’idée que ces visions offriraient une description adéquate du monde qui est le nôtre.

Qu’on me comprenne bien, mon propos n’est pas d’affirmer que les idées n’ont pas d’importance. Il est de souligner que cette importance ne peut être comprise indépendamment des structures sociales où les idées émergent et se déploient. Il appartient, me semble-t-il, aux chercheurs et chercheuses en sciences sociales de le rappeler et aux journalistes de le documenter.