Bienvenue sur ma veille personnelle
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Ma veille perso porte principalement sur : #numérique #éducation #geekerie #écologie #social #politique #alternatives.
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À propos
Bonjour, je m’appelle Louis Derrac. Je suis un acteur engagé de l’éducation au numérique, artisan d’un numérique acceptable. Découvrir mon site
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Comment j’habite mon site – Vincent Breton
Très sympa cette manière d'habiter :)
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Publication de deux kits de sensibilisation sur les ingérences numériques étrangères | SGDSN
Ressources toujours bonnes à prendre. Mais maintenant reste à assurer le SAV avec la communauté éducative. Sinon elles vont rester au placard j'en ai peur.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/04/17/comment-le-lobby-de-la-tech-a-fait-entrer-le-secret-dans-le-droit-europeen-sur-les-centres-de-donnees_6680823_4355770.html
La Doc' de ReseauCulture.fr - Doc ReseauCulture.fr
« Ce centre de documentation est lié à l’instance mastodon ReseauCulture.fr, portée par un collectif de structures culturelles associé au service du numérique du ministère de la Culture et accompagnée par PCFH Studio. »
La mise sous cloche d’Internet, ou comment Vladimir Poutine veut couper la Russie du reste du monde
FantomApp
Chouette appli de la CNIL, à destination des jeunes (et moins jeunes). Des outils pour tester ses mdp, flouter ses photos. Signaler des problèmes. Sécuriser ses plateformes. Ressource accessible sur le web, et sur les stores.
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Former des travailleur·ses ou des citoyen·nes : l'éternelle question de la mission de l'École :) Pour moi la question est vite répondue évidemment
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J'aime beaucoup, comme d'hab :)
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Du délire... Cela sous-entend que Mark serait forcément utile voire nécessaire à tous les employés (l'égo XXXXXL qu'il faut avoir pour penser ça). Et cela sous-entend aussi que les salariées voudraient avoir les conseils de ChatZuckerberg. Je demande à voir...
Le Club des Cobayes Com’ Publique
Chouette ressource pour amener communication utile et numérique responsable dans les collectivités (et notamment les directions de communication).
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« C’est une aberration » : pour les besoins de l’IA, les data centers veulent tourner au gaz fossile
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Totalement d'accord avec cet article. Pas sûr d'avoir tous les tenants et aboutissants, mais ce que je vois passer sur les RS me donne une image absolument détestable de GrapheneOS...
Notre topo théorique sur le capitalisme pendant les stages - L'ardeur
Les réseaux sociaux n’ont plus rien de « social » et au fond, vous le savez déjà.
Un article long mais facile à lire et percutant, merci Anne Pedron-Moinard pour le partage. En soi, rien de profondément nouveau pour moi, mais de bons rappels et surtout, une manifestation de plus qu'on atteint collectivement un « âge de raison du numérique ». Et ce qu'on soit technophiles, technocritiques, plus ou moins libéraux, de gauche ou de droite.
Quelques passages et notes :
Meta a d'ailleurs admis en justice, et c'est un aveu qui mérite qu'on s'y arrête, que seulement 7% du temps passé sur Instagram concerne des échanges entre amis et proches. Le reste, 93%, est du visionnage de contenus recommandés par l'algorithme. Formulé comme ça, ça sonne comme un argument militant. Mais vous aurez compris que j’ai été l’un des « early adopter » et « évangéliste » de ces plateformes. C'est simplement ce que Meta a admis devant un tribunal.
La réalité, c'est que les réseaux sociaux ne sont plus des réseaux sociaux. Ils sont devenus des plateformes de divertissement algorithmique qui ont conservé le nom et quelques fonctionnalités sociales pour maintenir l'illusion que vous y êtes pour rester en contact avec vos amis. Comme une télévision qui vous permettrait aussi d'envoyer des messages et qui insisterait pour que vous la nommiez "outil de communication".
Je vais vous dire quelque chose que je n'ai jamais vraiment formulé aussi directement. Je suis fatigué. Pas d'une fatigue aiguë, spectaculaire mais une fatigue sourde, vous voyez ? C’est celle qu'on ressent quand on fait quelque chose depuis longtemps mais que le plaisir s’est échappé depuis longtemps.
Un autre sujet adjacent, c’est que durant ces 20 années, j’ai développé une grosse addiction aux écrans et je ne vais pas vous raconter des histoires là-dessus. Mais j'arrive à un âge et à un moment de ma vie où je réalise que cette addiction me coûte quelque chose de précis : du temps que je pourrais passer à créer des choses qui ont du sens, à avoir des conversations qui comptent, à être présent dans ma vie réelle plutôt que dans sa version numérique.
L'idée est simple : face au bruit, à la publicité, au trolling, à la surveillance algorithmique, les utilisateurs se retirent progressivement des espaces publics numériques. Ils ne quittent pas internet mais ils se réfugient dans ses recoins privés. Les messageries instantanées (WhatsApp, Signal, iMessage). Les serveurs Discord fermés. Les groupes Telegram de niche. Les Substacks en accès restreint. Les dîners avec des amis où les téléphones restent dans les poches voire dans une boite dédiée. Ce mouvement est massif, silencieux, et profondément rationnel.
Se retirer des espaces publics numériques, c'est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. La visibilité reste un prérequis du pouvoir politique. On ne peut pas s'organiser dans l'ombre. On ne peut pas déplacer les lignes depuis un dîner privé auquel personne n'est invité. Pour les communautés marginalisées, les minorités, ceux qui dépendent de leur présence en ligne pour exister politiquement ou économiquement, disparaître des réseaux n'est pas une option. C'est un privilège de ceux qui ont déjà des réseaux humains solides, une réputation établie, une sécurité économique suffisante pour s'en passer.
Je crois que l'âge des réseaux sociaux tels qu'on les a connus est révolu. Ce qui vient après, je ne sais pas exactement ce que c'est. Mais j'ai une intuition : ça ressemblera davantage à la soirée de Fanny Bouton en 2006 qu'à un feed Instagram de 2025.