Classer pour dominer : petite histoire critique du fichage en France
La campagne d’action collective contre la Technopolice se termine dans quelques semaines. Notre plainte contre le Ministère de l’Intérieur (que vous pouvez encore rejoindre ici) vise notamment deux fichiers étatiques massifs : le fichier TAJ et le fichier TES. À travers eux, nous attaquons des outils omniprésents et structurants de la surveillance policière. Car ficher, c’est organiser le contrôle et la domination de l’État sur sa population. Comment expliquer que ces pratiques aient pu émerger, se maintenir et s’ancrer si profondément dans les rouages de l’administration française au point qu’elles échappent désormais à tout véritable contrôle ?
Si on peut évidemment trouver une multitudes d’explications, nous proposons de revenir ici, sans prétention d’exhaustivité, sur l’évolution à travers le temps du fichage en France.
After Dobbs, Advocates Fear School Surveillance Tools Could Put Teens at Risk
As states rush to enact laws criminalizing abortion-related care in the wake of the Supreme Court’s recent decision overturning Roe v. Wade, health advocates and civil rights groups are warning that school surveillance software can be weaponized against teens who seek reproductive care.
In tens of thousands of schools, every message students send or term they search on their computer is algorithmically monitored by software from companies like Bark, Gaggle, GoGuardian, and Securly. These tools monitor many students even outside of school hours and can send automatic alerts to school administrators, parents, or police when they detect dangerous behavior, which may range from imminent suicide threats to “sexual content.”
« Nicole said her school gives a computer to each student who needs or wants one and that each device comes pre-installed with GoGuardian. The software allows teachers to view students’ screens in real time, access their search histories, and monitor their messages. »
Sheryl Sandberg’s influence reaches all of us. But it’s a troubling legacy | Stephanie Hare
Sandberg, who will remain on Meta’s board, she says, and spend more time on her philanthropy, will go down in history for her success in scaling Google and Facebook and her failure to deal with the costs of that success. That is her legacy. How we choose to respond to it will be ours.
Quand la tech fait peser des risques sur le droit à l’avortement
Que ce soit pour des raisons publicitaires, de pressions étatiques ou dans les cas de violences conjugales, les applications de suivi menstruel peuvent avoir un effet sur l’accès des femmes à l’avortement
Plainte collective contre la Technopolice
Il y a 3 ans, La Quadrature du Net lançait l’initiative Technopolice pour recenser les nouvelles technologies policières installées dans nos villes. Aujourd’hui, la surveillance de nos rues est devenue totale, car ces technologies se renforcent les unes les autres : vidéosurveillance généralisée, fichage de masse, reconnaissance faciale et détection automatisée de comportements. Pour mettre un coup d’arrêt à cette surveillance totale, nous lançons une plainte collective contre le ministère de l’intérieur qui l’organise illégalement.
Rejoignez la plainte sur plainte.technopolice.fr. Vous y trouverez le détail de notre argumentaire et de la procédure.
Google nous géolocalise 376 fois par jour, alerte une étude
Un récente étude estime qu'en Europe, nous sommes géolocalisés plusieurs centaines de fois par jour. Un chiffre inquiétant, mais largement en dessous des résultats américains.
Aux Etats-Unis, suspicion sur les applis de suivi des règles
Quel enfer...
Face aux menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement, les Américaines craignent que ces applications numériques soient dans le futur utilisées contre elles. Nombre d’experts conseillent de les supprimer des portables.
L’entreprise américaine Clearview renonce à vendre ses outils de reconnaissance faciale aux entreprises
C’est une décision majeure dans le combat pour la protection des données. Lundi 9 mai, après deux ans de bataille judiciaire contre l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), Clearview AI a accepté de ne plus vendre sa base de données biométriques à des entreprises privées. L’accord doit encore être validé par un juge du comté de Chicago.
Contre la surveillance en ligne, des internautes « empoisonnent » leurs données personnelles
Avec l’« obfuscation » ou le « data poisoning », ils redoublent d’efforts pour empêcher les entreprises de les traquer en ligne. Mais ces modes de résistance, chronophages, parfois très complexes, peinent à se populariser.
Quelle tristesse de voir ce que les internautes doivent faire maintenant pour tenter d'avoir des services normaux en ligne, de ne pas avoir l'impression d'être "surveillés", traqués, pistés.
Je pense qu'il faut aller un cran au dessus : boycotter le capitalisme de surveillance, passer par des alternatives (quitte à renoncer : à du confort, à de l'audience, etc.), en développer de nouvelles, et militer pour plus de régulations !